Guide pour choix de chaussures sportives

Tout ce que vous devez savoir avant d’acheter une paire de chaussures de sport.

Conseil 1:

Optez toujours pour le confort!

Chaque individu a des besoins différents pour ce qui est du choix de chaussures. Il s’agit d’une décision très personnelle : les mêmes chaussures peuvent être très confortables pour l’un et ne pas l’être du tout pour l’autre. Le critère le plus important à respecter lors de l’achat de vos chaussures est LE CONFORT. Aussi banal que cela puisse paraître, il faut donc essayer vos chaussures avant d’en faire l’achat. Pour cette raison, il est préférable de faire l’essai de vos chaussures en magasin avant de les acheter en ligne. L’achat en ligne demeure intéressant si vous connaissez un modèle en particulier que vous avez déjà porté. Il faut aussi faire attention aux critiques et avis sur Internet. Ils peuvent être utiles, mais n’oubliez pas que la personne qui l’écrit n’a pas les mêmes pieds que vous! Rendez-vous plutôt en magasin, comparez les chaussures qui vous intéressent et essayez-les. Idéalement, faites quelques enjambées et courez avec les chaussures sur une courte distance.

« Règle d’or : le CONFORT est le SEUL et UNIQUE critère pour savoir s’il s’agit des bonnes chaussures pour vous. »

À retenir :

Il est important de se rappeler qu’il n’y a pas de modèle de chaussures qui convient à tout le monde. Par exemple, dans le monde de la course à pied, certains coureurs préfèrent des chaussures plates, sans élévation et plus légères alors que d’autres préconisent des chaussures plus robustes offrant davantage de contrôle. Cette règle s’applique autant aux souliers de marche, aux bottes de travail et à vos chaussures de tous les jours. Chaque personne est différente et chacune a ses propres critères de confort.

Chaque paire de chaussures a sa propre durée de vie

De manière générale, une chaussure de course dispose d’une durée de vie qui varie entre 500 km et 1000 km, soit l’équivalent d’une année pour un coureur modéré qui court 15 km par semaine. Évidemment, il s’agit d’une moyenne qui peut varier en fonction du nombre de sorties et de la distance réellement parcourue.

Le poids, l’âge de la personne, la surface d’entraînement, les conditions météorologiques, la technique de course ou de marche, le niveau d’expertise et la qualité des chaussures sont tous des facteurs qui viennent directement influencer la durée de vie de vos chaussures. Il n’existe donc pas de date préétablie qui vous indique que le moment est venu de jeter vos chaussures à la poubelle. Cependant, même s’il n’y a pas de science exacte pour connaître la durée de vie précise de vos chaussures, voici quelques conseils qui peuvent vous donner des indices qu’il est temps de changer vos chaussures de course :

  • Votre confort diminue.
  • Vos chaussures perdent de leur support.
  • Vous pouvez tordre vos chaussures dans tous les sens beaucoup plus facilement que lors de leur achat.
  • Il y a une usure visible déformant la chaussure à l’intérieur ou à l’extérieur de la semelle.
  • Vous ressentez de nouvelles douleurs en raison de l’usure ou du manque de support de vos chaussures.

Il est recommandé de ne pas changer drastiquement de chaussures. Alternez plutôt entre les anciennes et les nouvelles chaussures en les incorporant graduellement à l’activité pratiquée.

Conseil 2:

Privilégiez un modèle plutôt qu’une marque

Certaines personnes sont très fidèles à une marque de chaussures et elles n’achèteront que des chaussures produites par une compagnie en particulier. En réalité, la marque de chaussures importe peu. L’important, c’est le modèle. Une marque de chaussures produit différents modèles qui varient grandement. Une gamme de produits peut avoir plusieurs modèles adaptés à votre pied et d’autres modèles complètement à l’opposé de ce qui vous convient. Il suffit de rechercher les mêmes caractéristiques de confort trouvées dans votre modèle favori chez différentes compagnies de chaussures.

Attention : même si vous trouvez des chaussures confortables d’un certain modèle d’une certaine marque, la version suivante du même modèle pourrait ne plus vous convenir. Voilà toute l’importance d’aller essayer les chaussures en magasin avant de les acheter.

À retenir :

« Ne soyez pas un ambassadeur d’une compagnie de chaussures! »

Lorsque vous magasinez, ne choisissiez pas vos chaussures en fonction de votre marque préférée. Magasinez plutôt le modèle qui vous convient et qui est le plus confortable pour vous.

Conseil 3:

Recherchez le fit parfait!

Achetez des chaussures de la bonne grandeur. Même si ce point semble évident, il est important de s’y attarder. Lors du choix de pointure, vous devez considérer ces trois aspects :

  1. Longueur
  2. Largeur
  3. Profondeur

Si vous n’êtes pas certain, faites mesurer vos pieds dans un magasin de chaussures qui offre ce service. Cela ne vous prendra que quelques minutes. Vous éviterez plusieurs problèmes et des dépenses inutiles.

Aussi étrange que cela puisse paraître, le pied adulte continue de changer en vieillissant. Un pied normal adulte peut changer de pointure jusqu’à deux fois au cours d’une vie.

Des chaussures trop petites ne sont pas mieux que des chaussures trop grandes. Voici un truc simple et rapide pour savoir si votre chaussure est trop petite :

  • Retirez la fausse semelle de la chaussure que vous voulez évaluer.
  • Placez-la sur le sol.
  • Montez dessus en position debout.
  • Si votre pied dépasse de la fausse semelle, en longueur ou en largeur, votre chaussure est clairement trop petite.

Autres conseils :

  • Apportez vos propres bas pour faire l’essai de chaussures. Ceci pourrait vous éviter de mauvaises surprises.
  • Si vous avez tendance à enfler des pieds, il serait important d’essayer vos chaussures vers la fin de journée au moment où vos pieds sont plus volumineux.
  • Évitez les petits souliers avec le dessus ouvert. Ceux-ci sont volontairement plus serrés à l’avant-pied de manière à ce que votre pied demeure en place. Ils causent cependant une forte compression sur vos orteils et encouragent le frottement et la création de cors.

« Être fidèle à une boutique de chaussures qui offre un bon service et de bons conseils peut s’avérer plus utile qu’être fidèle à une marque en particulier. »

Attention : si vous avez des déformations de type oignon (hallux valgus) ou des orteils marteaux, il est conseillé d’opter pour une chaussure conçue en conséquence avec un avant-pied (boîte à orteils) plus large et plus profond. Certaines compagnies offrent des largeurs de leurs modèles de chaussures. Il suffit de vous informer en magasin ou directement auprès de la compagnie.

Conseil 4:

N’oubliez pas vos orthèses plantaires!

Si vous portez des orthèses plantaires, il est impératif de magasiner vos chaussures avec celles-ci de manière à ne pas avoir de mauvaise surprise. Les orthèses et les chaussures sont responsables de 50 % du traitement et ils doivent travailler ensemble pour atteindre leur objectif thérapeutique.

Il est important de s’assurer que l’orthèse s’appuie à plat dans le fond de votre chaussure. Dans une chaussure trop étroite, l’orthèse s’insèrera avec un angle au fond. Ceci aura pour effet de surcorriger votre pied, ce qui pourrait causer des douleurs ou d’autres problèmes. Pour éviter cette situation, plusieurs professionnels recommandent qu’une orthèse soit insérée dans une chaussure de modèle « neutre ». À vrai dire, aucune règle générale ne s’applique. Tout dépend de la configuration de la chaussure et du type d’orthèse.

Le même constat peut être fait pour la grandeur de la chaussure. Le fait d’ajouter une orthèse dans une chaussure ne fait pas automatiquement varier la taille de cette dernière. Ceci dépendra par exemple du format de l’orthèse (ex. : pleine longueur ou courte) et du type de chaussure (ex. : semelle amovible ou non). Informez-vous auprès de votre prescripteur pour savoir à quoi vous attendre au moment de magasiner vos chaussures.

Attention : la prescription d’une orthèse plantaire ne signifie pas que celle-ci doit être portée dans chacune de vos chaussures pour chacune des activités. Informez-vous à propos des objectifs thérapeutiques et biomécaniques de l’orthèse plantaire auprès de votre prescripteur. Si vous déterminez au préalable la garde-robe de chaussures, vous éviterez beaucoup de frustration dans certains cas.

Conseil 5:

« J’ai TOUJOURS froid aux pieds quand je vais dehors en hiver »

Si certains n’aiment pas l’hiver à cause de ses températures plutôt extrêmes, voici quelques conseils en rafale pour vous aider à apprécier les joies hivernales.

  • Agrippez les orteils et bougez à l’intérieur de vos chaussures/bottes. Cela augmentera l’apport sanguin ce qui vous réchauffera après quelques minutes d’activation.
  • Portez des bottes semi-imperméables. Trouvez un équilibre entre une botte qui ne laisse pas pénétrer l’eau et qui permet une respiration efficace pour faire sortir l’humidité produite par la transpiration.
  • Si vous remarquez que vous transpirez des pieds davantage l’hiver, il existe par exemple des solutions pharmaceutiques à base de chlorure d’aluminium. Ces solutions bloquent temporairement les canaux sudoripares réduisant ainsi la transpiration.
  • Ajoutez une semelle de feutre ou d’autres semelles thermiques. Ceci permet de conserver un maximum de chaleur.
  • Choisissez des bas fabriqués en matériel synthétique (ex. : polyester) ou en fibre naturelle (ex. : laine de mérinos).
  • Évitez d’être trop serré dans vos chaussures, car ceci diminue considérablement l’apport sanguin. Optez pour une seule paire de bas efficace au lieu de deux paires superposées.

Si vous avez toujours froid au pied après avoir appliqué ces conseils, envisagez l’achat d’une semelle chauffante rechargeable.

Conseil 6:

Signes évidents de chaussures mal adaptées

  • Apparition d’ampoules après l’utilisation de nouvelles chaussures.
  • Usure prématurée à l’intérieur ou à l’extérieur des chaussures.
  • Sentiment d’instabilité lors de la pratique de l’activité.
  • Inconfort dans une seule des chaussures. Pensez à essayer les chaussures dans vos deux pieds lors de l’achat. Un pied est bien souvent plus volumineux que l’autre.
  • Apparition de corne sur vos pieds, spécialement au niveau des orteils, ce qui indique des chaussures d’une mauvaise pointure.
  • Sensation de brûlure ou d’engourdissement, fréquemment rencontrée chez les « pieds creux ». Vérifiez la compression sur la partie dorsale du pied, puis modifiez le modèle, la technique de laçage ou encore ajoutez un pad coussiné sous la langue de la chaussure.
  • À plus long terme, possibilité d’entorses à la cheville ou d’inconforts à répétition aux genoux et aux hanches.
  • Augmentation de douleur au talon à la suite d’un changement rapide vers des chaussures plates, sans élévation.

Mythe

« L’arche du pied détermine le type de chaussure. »

Il est souvent véhiculé qu’un type de chaussure doit être sélectionné en fonction du type de pied. Par exemple, un type de pied « pronateur » ou « plat » devrait aller dans une chaussure de type « rigide » ou avec « support ».

Selon cette croyance, il suffirait de catégoriser votre arche plantaire (basse, normale ou haute) et de choisir vos chaussures en fonction de celle-ci. Même si cela peut sembler logique, il n’y a aucune évidence scientifique à ce jour pour soutenir ce genre de recommandation. Il s’agit plutôt d’une tactique de marketing. Il est impossible de classer dans des boîtes les différents types de pied. Chaque pied est différent et chacun fonctionne différemment. Il n’existe aucun système pour « associer » tel type de pied avec tel type de chaussure. Il s’agit de cas par cas comme expliqué précédemment. Le confort reste votre seul indicateur de choix de chaussures.

À retenir :

Il est pertinent d’essayer plusieurs modèles de chaussures (stables, neutres, coussinées, anti-pronateur, etc.) avant de faire un choix.

Mythe

« Ce sont de bonnes chaussures, j’ai payé le gros prix! »

La qualité de vos chaussures n’est pas directement liée à leur prix. Il y a de bonnes chaussures qui demeurent abordables; il y a aussi des chaussures inadaptées à votre pied ou à votre activité qui coûtent très cher. Et il y a aussi de bonnes chaussures qui sont dispendieuses en raison de leur grande qualité et leurs éléments technologiques. Autrement dit, lorsque vous magasinez vos chaussures, ne vous attardez pas au prix comme premier critère. Il vaut mieux établir un budget en fonction de vos besoins et le respecter. La qualité de la chaussure ne dépend pas du prix. Demandez à votre conseiller de chaussures ce qui justifie la différence de prix entre deux modèles et faites le meilleur choix selon vos besoins.

À retenir :

Vous trouverez toujours des chaussures plus, plus, plus, plus dispendieuses.

Mythe

« Courir en chaussures « minimalistes » prévient les blessures. »

Le marché commercial des chaussures s’est beaucoup développé ces dernières années. Une mode de chaussures minimalistes a envahi le monde de la course à pied apportant son lot de promesses et de slogans marketing. Il ne s’agit pas ici de lancer un grand débat à propos de ce type de chaussures. Le point à retenir est qu’il n’y a pas d’évidence scientifique solide qui prouve que le port de ce type de chaussures dites minimalistes intervient en quelque sorte pour prévenir d’éventuelles blessures. Si vous optez pour ce type de chaussures, ils doivent passer la seule et unique règle : celle du confort.

À retenir :

Si vous désirez adopter un « style de course minimaliste », entourez-vous de spécialistes qui vous guideront à travers cette transition graduelle. Ceci nécessitera une évaluation de votre technique de course, du renforcement musculaire et un temps d’adaptation.

Mythe

« Je suis bien en talons hauts, ils ne me causent aucun problème! »

Certaines les collectionnent alors que d’autres les évitent. Qu’en est-il de la réalité des talons hauts? Plus de 70 % des femmes qui portent des talons hauts disent qu’ils leur font mal aux pieds. Il ne faut pas s’en étonner quand on sait qu’un talon haut de plus de 2 pouces augmente de plus de 50 % la pression sur l’avant du pied. Ceci contribue à appliquer davantage de stress mécanique sur l’avant-pied et peut éventuellement causer des pathologies de type « métatarsalgie », névrome de Morton, douleur à l’oignon et participer au développement d’orteils marteaux, de callosités, de corne, etc. Un autre effet indésirable des talons hauts est l’adaptation du tendon d’Achille qui, sur une longue période, se rétrécit et se rétracte. Cette perte de mouvement cause des tensions au niveau des mollets et, encore une fois, vous prédispose à de nombreuses problématiques (évitables).

Conseil : L’objectif ici n’est pas « d’interdire » à tout prix les talons hauts, mais plutôt de vous informer sur ses conséquences nocives à long terme et de vous recommander le port occasionnel de ces souliers. On peut d’ailleurs observer un changement d’habitude vestimentaire au niveau des talons hauts qui ont perdu en popularité ces dernières années. Il s’agit d’une transition bénéfique et qui prône le confort au-delà de l’esthétisme.

La course est un sport fort apprécié depuis de nombreuses années. Outre le fait qu’elle permet de brûler des calories et de garder la forme, son attrait auprès des coureurs provient sans doute du fait qu’il n’en coûte presque rien pour la pratiquer. En effet, il suffit de se procurer des chaussures et de trouver un endroit extérieur ou intérieur où courir. La seule difficulté est donc de trouver LA bonne paire de souliers ! Et concernant ces dites chaussures de course à pied, bon nombre de mythes existent et nous tenterons de les démystifier dans cet article.

Mythe

« Les chaussures de course doivent avoir une pointure de plus. »

Si vous avez tendance à acheter des chaussures de course un point plus grand, c’est probablement que vos chaussures de tous les jours sont trop petites. Effectivement, la majorité des gens achète des chaussures trop petites. La grandeur parfaite devrait avoir environ 1 cm, soit l’épaisseur d’un doigt, entre le bout de votre gros orteil et la fin de votre chaussure. Ne vous concentrez pas sur la grandeur de la chaussure comme telle (le chiffre dans la chaussure), puisque différentes marques utilisent différentes formes pour confectionner leurs chaussures. En réalité, chaque marque offre des pointures différentes pour un même « chiffre ». Il est plus important de vous concentrer sur le « fit » de la chaussure quand vous la portez que sur la grandeur indiquée.

À retenir :

Essayez toujours vos chaussures dans les deux pieds, car un pied est plus grand que l’autre. Aussi, essayez toujours 3 différentes grandeurs d’un même modèle.

Mythe

« Les chaussures passe-partout suffisent. »

Chaque type de chaussure est fait pour son type d’activité. Plusieurs personnes portent la même paire de chaussures pour faire l’épicerie, courir à l’extérieur l’hiver et jouer au tennis à l’intérieur. De la même manière qu’on ne court pas un marathon en talons hauts, il faut sélectionner le type de chaussure en fonction de l’activité. Si une activité représente plus de 3-5 heures ou plus de 3 jours dans une semaine, vous devriez posséder une chaussure propre à cette activité. Vous éviterez ainsi l’usure précoce de cette chaussure et préviendrez les blessures.

À retenir : 

Porter les bonnes chaussures en fonction de la bonne activité peut aider à prévenir les blessures.

5 Questions fréquentes sur les chaussures de course à pied

1. Est-il vrai que le poids corporel influe sur le choix des chaussures ?

En réalité, ce n’est pas tout à fait exact. Qu’une personne souffre d’embonpoint n’influence pas le choix du niveau d’absorption nécessaire d’une paire de souliers. Toutefois, un nouvel adepte de la course à pied avec un surplus de poids devrait orienter son choix vers une paire de chaussures plus minimaliste afin de favoriser ses mécanismes d’absorption naturels. Cela permettra ainsi d’amoindrir le risque de souffrir d’arthrose aux genoux, qui est une affection courante chez les personnes ayant de l’embonpoint.

2. Est-il vrai que les gens aux pieds plats devraient se procurer des chaussures anti-pronation munies d’un support de l’arche plantaire ?

Non, car la pronation est un procédé naturel de réduction de la force d'impact des pieds sur le sol. Ainsi, une telle absorption au niveau des articulations du pied atténue les chocs transmis aux genoux, aux hanches et à la colonne vertébrale. Cependant, pour les situations où une pronation excessive du pied provoque une douleur non soulagée par une approche thérapeutique habituelle, l'utilisation d'un soutien externe comme des orthèses plantaires ou des chaussures anti-pronateur pourrait être envisagée. En résumé, le fait d’avoir un pied plat ou dit pronateur n’implique pas que cette personne doit nécessairement se munir d’un soulier anti-pronateur.

3. Est-il vrai qu’il faut tenir compte des premières habitudes en matière de chaussures et des années d'expérience en course à pied au moment de choisir ses souliers ?

En effet, les coureurs ayant déjà l'habitude de marcher pieds nus et ceux qui s'initient à la course devraient plutôt opter pour une chaussure qui absorbe et soutient moins que ceux possédant beaucoup d'expérience avec des chaussures dotées d'un plus faible indice minimaliste. Peu de littératures suggèrent un soulier plutôt qu’un autre, cependant, nous devrions conserver le type de soulier dans lequel nous avons l’habitude d’être actif. Dans le cas d’une transition, celle-ci devrait se faire progressivement et lentement pour éviter tout risque de blessure.

4. Est-il vrai que le poids d’une chaussure influe peu sur les performances ?

Non, il s'est avéré que le taux d'augmentation de la consommation d'oxygène est passé de 0,7 à 1% pour chaque 100g ajouté au poids de la chaussure. Ceci équivaut à une différence de 15 à 20 minutes en moyenne pour un coureur de marathon (4h20), s'il court avec une chaussure de 120g en comparaison de 350g. La réponse est aussi variable selon le niveau du coureur. Pour une bonne partie des coureurs, le poids de la chaussure ne devrait pas être le premier critère de sélection contrairement à d’autres plus performants.

5. Est-il vrai que la présence d’une blessure aura une incidence sur le choix des chaussures ?

Définitivement. Une paire de chaussures offrant une meilleure capacité d'absorption et une plus grande rigidité assurera une diminution du stress sur le pied, du tendon d'Achille ou du mollet en cas de blessures. Un choix de soulier optimal peut favoriser la guérison, le retour à l’activité et même prévenir certaines récurrences si ce choix est judicieux. Pour cela, une rencontre avec un professionnel de la santé peut être bénéfique et vous renseigner sur le choix spécifique basé sur votre condition, votre type de pied, votre historique de blessures et vos futurs objectifs. Vu par certains comme une simple « coquille » du pied, le soulier peut s’avérer un outil de traitement important et essentiel.

Aide-mémoire pour la sélection de chaussures

  • Le confort est le critère principal pour l’achat de vos chaussures.
  • Ne soyez pas fidèle à une marque, mais à un modèle confortable.
  • Informez-vous sur la durabilité des matériaux de vos chaussures.
  • Les prix ne sont pas nécessairement gage de qualité.
  • Si vous ressentez le besoin de vous mettre pieds nus à tout moment de la journée, il y a de bonnes chances que vous deviez réévaluer votre choix de chaussures.
  • Essayez vos chaussures en magasin afin de trouver initialement le modèle qui vous convient. Prenez le temps d’essayer différents modèles et différentes pointures pour vous assurer de ce qui est le plus confortable pour vous.
  • Bonne pointure : espace d’un doigt derrière le talon, évitez les chaussures trop petites.
  • Bonne largeur : enlevez la fausse semelle de la chaussure et vérifiez debout si le pied ne dépasse pas.
  • Faites mesurer vos pieds au besoin.
  • Vos chaussures doivent posséder les caractéristiques désirées pour l’activité pratiquée, la surface et le type de mouvements impliqués.
  • Évitez les chaussures à bouts pointus.
  • Privilégiez les chaussures offrant une bonne aération.

« La chaussure idéale n’existe pas, elle est propre à chaque individu! »

Pieds

Faites votre premiers pas vers la guérison.

Antonin Bérubé

Dr. Antonin Bérubé, votre podiatre

Diplômé du programme de doctorat en médecine podiatrique (DPM) de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Il est professionnel de pathologies du pied et la de cheville. Sa passion pour la biomécanique et les douleurs musculo-squelettiques l’amène à traiter chaque patient comme un athlète, de façon à le remettre sur pied le plus rapidement possible et à prévenir de futures blessures.